NATURELich à Volmunster
Une fois n'est pas coutume, j'ai marché un dimanche. Juste de Volmunster à Eschviller sur l'inachevée voie de chemin de fer. À l'ombre pour ne pas trop souffrir de cette canicule historique.
Les vaches non plus n'avaient pas l'habitude de me voir un jour de repos dominical, qui plus est dans le sens contraire de ma marche en semaine.
Je ne rencontre personne en chemin; sans doute nos villageois fatigués et abattus par la chaleur prennent-ils un repos bien mérité, volets clos et sans couverture.
Le chemin se termine bétonné depuis peu. Merci à nos élus de nous protéger des racines dangereuses. Nous pouvons enfin marcher en regardant au loin. Les ouvriers passeront-ils cet automne pour souffler les feuilles. Que celui qui sait le dise !
Heureusement, à voir l'enthousiasme des fonctionnaires territoriaux, j'oublie les problèmes nationaux. Merci à tous ceux qui prennent leur dimanche pour rendre la vie plus belle dans nos vertes campagnes.
Mais tout ça m'a donné soif. La buvette est encore fermée et la feuille des tarifs des boissons tarde à arriver. Je vais donc me prendre une boisson rafraîchissante sur la terrasse du restaurant. La boisson est certe un peu plus chère qu'à la buvette, mais je suis à l'ombre sur une chaise à la place d'un banc. Juste en face de moi, deux charmantes touristes allemandes prennent leur petit déjeuner.
Mais il est temps de bouger et d'aller vers les stands et ateliers de la journée. La première chose que je vois, c'est un message qui m'est adressé. Quelle surprise ! Je parviens à retenir mes larmes. Ému, je continue ma visite le coeur en fête.
L'atelier tri des déchets qui propose diverses activités pour les plus jeunes. Celui-ci est à côté du stand de l'office de tourisme de Bitche. Celui-ci propose d'essayer leurs vélos électriques. J'en enfourche un rouge qui est à ma taille et m'élance sur la route vers le village et autre chemin. L'essai est concluant. J'en louerai bien pour l'été, mais il faut voir s'il est possible de négocier les prix.Et voilà que j'aperçois une jeune femme qui porte une gourde fleurie. Je m'empresse de lui demander quel hasard l'a mise sur ma route. Elle me répond qu'elle fait partie de l'atelier grimpe HOPL'ARBRE et m'invite à le rejoindre. Je lui réponds que j'irai plus tard. Mais le nom de l'atelier m'indique très clairement qu'elle est alsacienne.
Et juste à côté, le petit poisson typique des cours d'eau du Bitcherland qui a donné son nom à l'association. Les Chabots. Deux jeunes nantaises s'affairent à monter un outil pédagogique du club. Là aussi, bravo à tous ces jeunes qui se battent pour la préservation de notre environnement naturel et le respect de la nature.
Voilà que je suis intrigué par des formes bizarres, comme des sculptures contemporaines. Des assemblages de bric et de broc.
C'est la Cie Mélocotòn qui installe son instrumentarium. Le tout sur l'eau qui coule, qui bruite, qui joue. Je me suis installé sur une chaise écouter la musique des gouttes qui tombent et s'écrasent pour délivrer une douce mélodie. La voyez-vous se libérer de sa boîte ?
C'est bien sûr interactif. Voyez ce tout jeune garçon qui a trouvé du premier coup la gamelle à remplir pour faire tourner le moulin. Il se concentre pour ne rien verser à côté.
Quel plaisir de voir jeunes et vieux réunis afin de créer, jouer ensemble. Quelle belle paix générationnelle. Voyez-les s'appliquer pour fabriquer leur baume à lèvres à partir de cire d'abeille ...
Puis je vais voir les travaux des étudiants en design de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Une femme en belle robe d'été s'intéresse elle aussi au mobilier créé. Il s'agit de la présidente de la communauté de communes du Pays de Bitche. C'est ma première rencontre avec Madame Joëlle Wey; et tout intimidé, je la laisse discuter avec les étudiants.
Plus que le mobilier pour les réunions, ce sont les chaises que j'ai aimé, mêlant le bois, le verre et le grès. Les matières du Bitcherland.
Et puis, je vais enfin rejoindre le chêne de la grimpe. L'animateur donne les explications avant que la jeune femme citée plus haut et un préadolescent ne débutent l'ascension. Le but étant de réussir à s'asseoir tranquillement sur une branche et voir les environs de haut. Tout deux réussiront.
Je l'ai fait aussi, mais avec l'ascenseur du moulin.
Il est déjà midi. Je passe saluer les bénévoles des saucisses et jeter un oeil aux photos de l'AMEM.
Ce doit être l'un de mes plus longs articles. Merci d'être resté jusqu'au bout.
À toute.
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